Définition
Le girlcott est un boycott féministe, c’est-à-dire une action collective visant à cesser de soutenir une entreprise, une marque, une institution ou un produit en raison de ses pratiques sexistes, discriminatoires ou oppressives envers les femmes et les minorités de genre. Ce terme est un jeu de mots entre girl (fille) et boycott, et souligne l’objectif de dénoncer les inégalités tout en exerçant une pression économique ou sociale.
Origines et objectifs :
- Origine : Le terme girlcott a émergé dans les milieux féministes anglophones dans les années 2010, en réponse à des campagnes publicitaires sexistes, des écarts salariaux, ou des politiques discriminatoires.
- Objectif : Faire pression sur les acteurs économiques ou politiques pour qu’ils changent leurs pratiques, en ciblant leur réputation ou leurs revenus.
Exemples de girlcott :
- Boycotter une marque qui utilise des stéréotypes de genre dans ses publicités (ex : femmes cantonnées aux rôles domestiques).
- Refuser d’acheter un produit dont le prix est injustement plus élevé pour les femmes (pink tax).
- Ne pas soutenir une entreprise qui ne respecte pas l’égalité salariale ou qui tolère le harcèlement en interne.
- Dénoncer un média qui diffuse des contenus sexistes ou misogynes.
Différence avec un boycott classique :
Le girlcott se distingue par son ancrage féministe : il ne vise pas seulement à sanctionner une pratique, mais aussi à sensibiliser le public aux inégalités de genre et à promouvoir des alternatives plus justes. Il s’inscrit souvent dans une démarche collective et militante, avec des campagnes organisées sur les réseaux sociaux ou dans la rue.
Impact :
- Économique : En privant une entreprise de revenus, le girlcott peut la pousser à revoir ses pratiques.
- Symbolique : Il attire l’attention des médias et du public sur les inégalités, ce qui peut faire évoluer les mentalités.
- Communautaire : Il renforce la solidarité entre les femmes et les allié·e·s, en créant un sentiment d’action collective.
À noter : Le girlcott est souvent utilisé en complément d’autres formes d’action, comme les pétitions, les manifestations ou les plaintes juridiques.