Définition
Le Girlboss syndrome désigne la pression sociale et professionnelle subie par les femmes pour réussir à tout prix, tout en maintenant une image parfaite dans leur vie personnelle et sur les réseaux sociaux. Ce terme critique l’idée qu’une femme doit être une entrepreneure ambitieuse, une mère dévouée, une partenaire idéale et une icône de style, le tout sans jamais montrer de signes de faiblesse ou d’échec.
Origine du terme :
Le terme Girlboss est popularisé par Sophia Amoruso, fondatrice de la marque Nasty Gal et auteure du livre #Girlboss (2014). À l’origine, il visait à célébrer l’ambition et l’indépendance des femmes dans le monde professionnel. Cependant, le concept a rapidement été critiqué pour son individualisme et son manque de dimension collective : il met l’accent sur la réussite personnelle plutôt que sur la lutte contre les inégalités structurelles.
Problématiques liées au Girlboss syndrome :
- Charge mentale : Les femmes sont encouragées à tout gérer (carrière, famille, vie sociale) sans soutien structurel.
- Perfectionnisme toxique : L’obsession de l’image « parfaite » peut mener à l’épuisement ou à la culpabilité.
- Dépolitisation du féminisme : Le Girlboss réduit le féminisme à une question de réussite individuelle, plutôt qu’à une lutte collective pour l’égalité.
- Exploitation : Certaines entreprises utilisent le discours Girlboss pour encourager les femmes à travailler plus, sans leur offrir de meilleures conditions (salaire, congés parentaux, etc.).
Exemples :
- Une entrepreneure qui travaille 80 heures par semaine pour prouver qu’elle peut « tout avoir », au détriment de sa santé.
- Une influenceuse qui promeut un mode de vie « équilibré » tout en cachant son épuisement.
- Une entreprise qui encourage ses employées à « briser le plafond de verre » sans leur offrir de mentorat ou de soutien.
À noter : Le Girlboss syndrome est souvent associé à une vision néolibérale du féminisme, où la réussite individuelle prime sur la justice sociale.