Définition
La gender tax (ou pink tax, taxe rose en français) désigne la différence de prix injustifiée entre des produits ou services similaires destinés aux femmes et aux hommes, au détriment des premières. Cette « taxe » invisible reflète une forme de discrimination économique basée sur le genre, où les produits féminins sont souvent plus chers que leurs équivalents masculins, malgré des fonctionnalités identiques.
Exemples courants :
- Produits d’hygiène : Rasoirs, déodorants, shampoings ou produits de soin « pour femmes » vendus plus chers que les versions « pour hommes ».
- Vêtements : Un t-shirt rose peut coûter plus cher qu’un t-shirt bleu de la même marque, même s’ils sont fabriqués de la même manière.
- Services : Coiffure, pressing ou même jouets (ex : une trottinette « fille » plus chère qu’une trottinette « garçon »).
Origines de la taxe rose :
- Stéréotypes de genre : Les produits féminins sont souvent associés à des notions de « soin », « esthétique » ou « luxe », ce qui justifie (à tort) des prix plus élevés.
- Segementation marketing : Les entreprises exploitent la sensibilité des femmes aux détails (couleurs, packaging, parfums) pour augmenter les prix.
- Manque de régulation : Peu de lois encadrent ces écarts de prix, qui passent souvent inaperçus.
Impact :
- Inégalité économique : Les femmes dépensent en moyenne 7% de plus que les hommes pour des produits similaires (étude française de 2015).
- Charge financière supplémentaire : Sur une vie, ces écarts représentent des milliers d’euros.
À noter : Certains pays, comme la Californie ou la France, ont commencé à légiférer contre la pink tax, mais les progrès restent limités.